Interview de Charlotte Sohet

Je vous présente Charlotte Sohet, une romancière belge de 19 ans. Je la remercie d’avoir participé à mon interview.

 

Son compte Wattpad : ChaS-4

 

Tout d’abord, parlons un peu du parcours professionnel.

 

As-tu fait des études littéraires ?

Non, je fais des études d’histoire de l’art et archéologie.

Quel est ton niveau d’études actuellement ?

Je rentre en 2e année à l’université.

Quel est ton parcours professionnel ?

J’ai fait 6 ans de latin en secondaire et puis je me suis lancée à l’université n section histoire de l’art et archéologie.

 

Très bien, voyons maintenant tes débuts dans l’écriture.

 

Depuis quand écris-tu ?

J’écris depuis l’âge de 10 ou 11 ans.

Quelle est ton expérience dans l’écriture ?

J’écris dans le but de publier un jour mon roman. J’ai déjà, à 14 ans, tenté de publier mon livre mais cela n’a pas abouti.

Quand as-tu décidé d’écrire ton propre roman ?

Dès que j’ai commencé à écrire, à 11 ans j’avais écrit mon premier roman.

Quel(s) genre(s) de romans écris-tu ? Et pourquoi ces styles en particulier ?

J‘écris du fantastique/fantasy avec de la romance. J’aime ce style car il permet de m’évader, et de pouvoir définir un monde unique, original. Et j’ajoute de la romance pour le côté fleur bleue ! C’est aussi le style que je lis, j’ai donc baigné dans cet univers depuis l’enfance.

 

Parlons à présent de la publication à la promotion.

 

Explique-nous un peu ton expérience vis-à-vis de la publication de ton livre.

J’ai envoyé mon manuscrit à plusieurs maisons d’édition et certaines m’ont répondu positivement, mais avec une formule à compte d’auteur. Le montant étant important, j’ai demandé conseil à une auteure assez connue en France, que j’apprécie beaucoup, et elle m’a dit de ne surtout pas accepter. Une maison d’édition doit payer pour publier, et pas faire payer l’auteur. Je me suis renseignée et toutes les sources sérieuses que j’ai consultées allaient dans le même sens : ne pas accepter ces propositions de contrat. En effet, comme un livre rapporte en moyenne 2€, il fallait vendre une quantité considérable avant de rattraper la somme, l’auteur y perdait au bout du compte.

J’ai alors abandonné l’idée et je me consacre à l’écriture d’un roman qui tiendra la route et qu’une maison d’édition à compte d’éditeur va accepter.

 

Comme j’ai eu quelques conseils pour la promotion, je vais en faire profiter les autres. On m’a dit que pour se faire connaître, il fallait se créer des comptes sur les réseaux sociaux et sur les réseaux littéraires. Il est aussi conseillé de contacter les journaux locaux, d’aller se présenter aux bibliothèques et aux librairies et de participer aux salons. Au bout d’un moment, l’auteur peut organiser des séances de dédicaces qui attireront plus de monde.

 

La version e-book d’une œuvre littéraire affiche un prix réduit par rapport à une version papier. Es-tu pour le-book ?

Non, je trouve que ça coûte vraiment cher alors que c’est un fichier. Ok, il y a du travail derrière mais pour 3€ de différence, j’achète un papier. Puis je suis une fan du livre papier, qu’on peut prendre en main, feuilleter et ça manque d’une version e-book.

 

Voyons maintenant ton opinion sur l’écriture.

 

Que représente l’écriture pour toi ?

L’écriture représente beaucoup de choses pour moi. C’est un moyen de m’exprimer, de partager mon univers, mes idées… J’ai toujours écrit dans les moments difficiles, c’est une échappatoire. C’est aussi un rêve et un objectif à atteindre, une manière de travailler, de s’améliorer.

Penses-tu qu’écrivain est un réel métier ou plus une passion ? Pourquoi ?

Je pense qu’un métier doit être une passion, donc je dirais un peu des deux. Mais c’est aussi un métier car cela demande du travail, des recherches, de la préparation, des heures devant un ordinateur, une correction, et ne parlons même pas de la publication, c’est un travail de longue haleine.

Penses-tu écrire toute ta vie ?

Aussi longtemps que je le peux en tout cas !

Voudrais-tu vivre de cette passion dévorante ?

J’aimerais beaucoup même si c’est loin d’être facile.

Certaines personnes décrivent leur expérience, donne des ressources, des astuces sur leur site ou d’autres plateformes Internet. Que penses-tu de ces personnes ?

Je pense que partager son expérience est une bonne chose, que ces personnes veulent en aider d’autres, que c’est une bonne initiative.

Es-tu pour le partage des connaissances, des ressources et astuces ?

Je dirais oui et non à la fois. Oui car cela permet de s’informer, de connaître d’autres manières de travailler, parfois même de trouver un point de départ, de retrouver de la motivation… Et je dirais non car une méthode qui fonctionne pour A ne conviendra pas à B. Certaines personnes voient ces conseils comme une méthode miracle, mais l’écriture est avant tout une démarche personnelle. Si on écrit en amateur, pas de problème, on peut suivre ces conseils. Mais quand on écrit dans un but professionnel, je pense qu’il est bon de se créer sa propre méthode, sans se laisser influencer, même si quelques conseils ne font évidemment pas de mal !

 

Un mot pour la fin ? Un message à transmettre ?

L’écriture est loin d’être une voie facile, tout le monde le dira. Mais quand on veut, on peut. Le monde ne s’est pas fait en un jour, et donc créer un monde se fera au même rythme, mot par mot. C’est décourageant par moment, les refus ne sont jamais faciles à encaisser, mais il ne faut jamais abandonner. Regardez les grands auteurs. Rowling a galéré toute sa vie avant qu’Harry Potter ne devienne un succès. Et personne ne croyait en son livre. Sophie Audouin Mamikonian a tenté de publier pendant 17 ans les premiers Tara Duncan, qui est un des livres jeunesses les plus lus en France. Même Stephen King n’a pas eu la vie facile. Il faut croire en son travail et persévérer.

 

Merci beaucoup d’avoir partagé ton expérience avec nous Charlotte. J’ai été ravie de t’interviewer. Je te souhaite une bonne continuation pour tes ouvrages !

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Date de dernière mise à jour : 12 Sept 2017